Principes fondamentaux :

  • Renforcer la représentation et la visibilité des femmes à l’échelon local par la mise en œuvre d’une politique « genrée ».
  • Lutter contre les inégalités et violences sexo-spécifiques.

Malgré les garanties constitutionnelles, l’égalité des femmes et des hommes est loin de se traduire dans les faits, notamment en termes de représentation et d’égalité salariale.

En outre, les chiffres des violences intrafamiliales et envers les femmes restent effrayants.

Égalité hommes-femmes

Le CAL recommande aux communes et provinces, en tant qu’employeurs et pouvoirs publics :

  • d’attribuer, à un membre du collège local, une compétence et un budget « égalité femmes-hommes » et de mettre en place et/ou soutenir les services d’égalité des chances au sein des administrations locales ;
  • d’assurer la parité lors de la constitution des collèges communaux et provinciaux ;
  • d’intégrer les recommandations du Conseil de l’égalité des chances entre hommes et femmes au sujet du congé de maternité des femmes mandataires ;
  • de mettre sur pied un conseil consultatif  »égalité femmes-hommes » ;
  • de mettre en œuvre une approche genrée (« gender mainstreamig » et « gender budgeting ») dans les politiques locales et dans les relations des entités locales avec leurs partenaires ;
  • de garantir une représentation équitable des femmes et des hommes à tous les niveaux de responsabilité au sein des administrations ;
  • de tenir compte de la place des femmes dans l’espace public et intégrer la dimension du genre dans les politiques publiques d’urbanisme (sécurisation des voiries, des parcs et abords, aménagement d’infrastructures sécurisantes pour les transports en commun, aménagement des trottoirs et du mobilier urbain, accessibilité des parkings et des infrastructures sportives,…) ;
  • de prendre de réelles mesures pour lutter contre le sexisme dans l’espace public, notamment via des structures facilitant le dépôt de plainte en cas d’agression verbale ou physique à caractère sexiste.

Lutte contre les violences faites aux femmes et intrafamiliales

En Belgique, des femmes décèdent chaque année des suites de violences sexo-spécifiques et familiales. Les enfants sont également les victimes collatérales ou directes de ce fléau. Cette violence est également présente au sein des couples homosexuels et chez les personnes âgées.

Le mouvement laïque demande aux autorités locales :

  • d’accorder toute l’attention et tous les moyens nécessaires aux actions de sensibilisation et d’information du public et de tous les intervenants sociaux ;
  • de veiller à former les agents de police à recevoir et à traiter adéquatement les plaintes dans des structures d’accueil adéquates ;
  • d’assurer, pour les agents de première ligne, le devoir de mettre la victime en contact avec le service d’aide aux victimes  ;
  • d’assurer une prise en charge spécifique à chaque victime quel que soit son statut et de prévoir un nombre suffisant de logements adaptés (femme seule ou avec enfant, mineur, personne âgée, personne handicapée, personne marginalisée en raison de son orientation sexuelle…) pour répondre aux situations d’urgence ; de privilégier l’éloignement des personnes violentes du domicile familial plutôt que le déménagement des victimes ;
  • de développer un suivi pluridisciplinaire et coordonné entre les professionnels en contact avec les violences intrafamiliales : personnel de prévention et d’accueil, personnel médical, policier, juridique, etc.

Lutte contre la trans-bi-homophobie

Le mouvement laïque appelle les responsables locaux à prendre des mesures concrètes contre la trans-bi-homophobie :

  • en améliorant l’accueil et la formation du personnel administratif, interlocuteur de première ligne notamment pour les procédures de changements de sexe ;
  • en garantissant aux couples du même sexe le droit de se marier sans que l’exercice de ce droit ne donne lieu à une quelconque différence de traitement ou d’accueil de la demande ;
  • en assurant des structures d’accueil pour les jeunes en situation d’exclusion en raison de leur orientation sexuelle ;
  • en améliorant l’accueil et la formation du personnel policier, des victimes de violences à caractère trans-bi-homophobe.

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