Le CAL se préoccupe, avant tout, des droits des personnes qui se prostituent. Il s’agit de veiller au respect des valeurs de dignité humaine, d’autonomie des personnes, d’accès égalitaire des citoyens aux soins et aux services publics et de lutter contre toutes les formes de traite des êtres humains.
Les mandataires communaux, les bourgmestres et échevins et les chefs de corps des zones de police doivent mettre en place une solution harmonisée qui ne participera ni à la stigmatisation de ces personnes, ni à la précarisation de leurs conditions de travail. Cela implique notamment de ne pas les isoler et d’assurer leur sécurité.
Le CAL recommande de :
- harmoniser les diverses réglementations applicables en la matière ;
- mettre en œuvre une concertation locale et régionale, à intervalles réguliers, pour aborder cette thématique avec les acteurs locaux et assurer une médiation avec les riverains ;
- intégrer la question de la prostitution des personnes migrantes dans le cadre de ces concertations ;
- mettre en œuvre une politique de réduction des risques, et des programmes qui permettent aux personnes prostituées qui le souhaitent de sortir de la prostitution ;
- assurer un renforcement de la lutte contre les réseaux de traite des êtres humains ;
- renforcer la formation spécifique des personnes en contact avec le public cible (chef de corps et policiers, agents de prévention, travailleurs de rue, CPAS, etc.).

