L’incapacité actuelle d’apporter une réponse humaine et solidaire à la situation migratoire a contribué à renforcer les politiques de contrôle et à nourrir les expressions d’hostilité à l’égard des exilés et personnes déplacées.

Le CAL demande aux pouvoirs publics d’adopter une attitude réaliste et solidaire qui revalorise la politique d’accueil dans un esprit humaniste et constructif. Le CAL invite les responsables locaux à analyser les bonnes pratiques en matière d’accueil et à s’en inspirer et veiller à une répartition solidaire et égalitaire de cet accueil sur l’ensemble du territoire belge.

Le CAL soutient toute initiative communale visant à l’instauration du statut de « commune hospitalière » (par le vote d’une motion, la commune s’engage à améliorer l’information et l’accueil des personnes migrantes, quel que soit leur statut).

Droits des étrangers

Le CAL demande aux futurs élus :

  • d’assurer l’aide matérielle aux demandeurs d’asile et l’aide médicale urgente aux personnes en séjour irrégulier, comme le prévoit la loi organique des CPAS du 8 juillet 1976 ;
  • de veiller à l’accompagnement, par les CPAS, des personnes reconnues réfugiées dans la seconde phase d’accueil  ;
  • de ne pas instaurer de frais administratifs liés aux demandes de régularisation de séjour ;
  • d’assurer une mise en balance entre l’intérêt de la personne humaine et de sa dignité et l’application des procédures et législations (ordre de quitter le territoire à l’encontre de personnes issues de zones de conflits, femmes en séjour irrégulier suite à une situation de violence intrafamiliale, etc.) ;
  • de veiller au respect des délais légaux fixés pour les procédures relatives à l’établissement sur le territoire belge.

Initiales locales d’accueil (ILA)

Le CAL encourage les autorités locales et les responsables de CPAS à :

  • veiller à la création et au soutien structurel d’ILA, qui, durant toute la procédure d’asile, permet un encadrement social dans une dynamique d’autonomisation ainsi qu’un suivi individuel cohérent et de qualité (scolarisation des enfants, apprentissage des langues, activités d’intégration sociale et culturelle, formations, aide médicale, suivi de la procédure d’asile) ;
  • ouvrir dès que possible des places d’accueil, sans préjudice des compétences fédérales et d’un plan de répartition ; éviter les grands centres d’accueil éloignés des agglomérations ;
  • favoriser les échanges et la communication entre ILA et CPAS des différentes communes afin d’échanger les informations pertinentes et les bonnes pratiques relatives à la création, l’élargissement et la gestion de places d’accueil.

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